A la recherche d'un endroit calme pour achever son prochain livre l'écrivain Jack Torrance accepte un poste de gardien à l'hôtel Overlook, qui est coupé du reste du monde par la neige pendant de longs mois, avec sa femme Wendy et son fils Danny. Le fait qu'un de ces prédecesseurs soit tombé fou à cause de la solitude et ait sauvagement tué sa femme et ses deux petites filles ne le perturbent nullement. Danny est pourtant mis en garde par le cuisinier de l'hôtel, Halloran, comme quoi il a un don de voyance (le Shining du titre) qui pourrait lui faire voir des choses étranges dans le batiment, et en particulier dans la chambre 237. Des visions commencent en effet à se déclencher quelques temps plus tard: deux jumelles appellent Danny avant de devenir des cadavres sanguinolents et un ascenceur est inondé de sang. Alors que Jack devient de plus en plus irritable avec Wendy les visions deviennent de plus en plus réelles, elles persuadent alors Jack de "corriger" sa famille à coups de hache alors que l'hôtel est inaccessible à cause de la neige et que les lignes de téléphone sont coupées...
Shining est un film étonnant, il est très peu violent à part dans une ou deux scènes et pourtant il parvient à maintenir une tension quasi constante pendant tout le film. La raison principale en est certainement la mise en scène de Kubrick qui fait apparaître le surnaturel par couche successives si bien que l'on comprend qu'il va se passer quelque chose de grave. La musique renforce le suspense par ses tons aigus et effrayants pendant que les décors accentuent l'isolement des personnages: à quoi bon avoir des pièces vastes si l'on ne peut pas s'y cacher? Et Jack Nicholson est inoubliable dans le rôle d'un homme progressivement gagné par la folie, son jeu est expressif sans être outrancier et son interprétation justifie à elle seule que l'on voit Shining. Si l'on ne doit voir qu'un seul film d'horreur dans sa vie autant voir celui-ci, d'autant plus qu'on l'apprécie un peu plus à chaque fois...




