En Afrique du Sud à la fin du XIX° siècle, un jeune avocat indien qui vient de finir ses études de droit en Angleterre est jeté d'un train car les gens de couleur ne doivent sous aucun prétexte voyager en première classe. Il va alors se révolter contre ce système discriminatoire jusqu'à l'abolition des lois les plus liberticides (avant l'époque de l'Apartheid cependant) mais sans pour autant déclencher d'émeutes anti-britannique.
Une fois de retour en Inde il va s'attacher à obtenir l'indépendance de son pays et le départ des colonisateurs, le tout en essayant de limiter les débordements le plus possibles. Il doit cependant combattre les méthodes expéditives des Anglais en même temps que les tensions entre Indous et Musulmans. Il s'attirera la sympathie du monde grâce à ses méthodes mais une fois l'indépendance acquise, les minorités s'entre-tuent et Gandhi est assassiné (je ne prend pas de risque à dévoiler la fin puisque celle-ci se déroule au début (comment ça personne ne suit? ;-)).
S'il exalte la non-violence et la force d'âme de son héros, le film n'est cependant pas dépourvu d'intérêt cinématographique comme cela arrive parfois (comme pour le récent Good Bye Bafana consacré à Nelson Mandela). Ben Kingsley interprète magistralement l'humble leader nationaliste si bien qu'il est difficile de la différencier des images d'archives et la mise en scène parvient parfaitement à montrer la force d'âme de tous les adeptes de la résistance civile capables de prendre les coups sans les rendre.
Pour ceux qui en ont marre de voir des gentils qui passent leur temps à pourrir la face des méchants, Gandhi constitue une appréciable bouffée d'oxygène...




