Gran Torino, Clint Eastwood (2009)

Gran Torino, Clint Eastwood (2009)
Après une carrière commencée chez Sergio Leone à tirer plus vite que tout le monde (Le bon la brute et le truand), Clint Eastwood a décider de passer derrière la caméra pour pouvoir se filmer en train de tirer plus vite que tout le monde (L'homme des hautes plaines, Pale rider). Il a finalement décidé de passer à autre chose ce qui dernièrement a donné Gran Torino, où il se filme en vieil homme dynamique et plein d'entrain.
Bouleversé par la mort de sa femme, Walt Kowalski (Clint Eastwood) se brouille dans la foulée avec ses deux fils (qui soit dit en passant veulent le placer en maison de retraite...) et se retrouve seul dans son quartier. Le hic c'est que Walt vit dans un quartier où il est le dernier blanc, toutes les autres maisons étant désormais occupées par des asiatiques, et que tout ce qui n'est pas américain le révulse au plus haut point et que traiter ses voisins de "rebuts de rizière" n'est pas le meilleur moyen pour créer une joyeuse ambiance dans le quartier.
Tout va changer lorsque sous la pression d'un gang local, son jeune voisin va tenter de lui voler sa Gran Torino modèle 1972, Walt va alors devenir le héros du quartier et protéger ses voisins. Reste à savoir ce que peut peut faire un vétéran de la guerre de Corée avec ses 75 ans face à un gang déterminé qui ne sait pas qu'il ne faut pas taper sur les nerfs de Clint Eastwood...
Autant il faut bien dire que Million Dollar Baby ne m'avait pas enthousiasmé, autant Gran Torino déchire grave. Les dialogues sont sympathiques et variés, accompagnés de jolies scènes (savez-vous par exemple comment se viriliser? ;-) où le jeune voisin découvre le joies du travail manuel et de l'amour (ça décrasse la tuyauterie comme le dit notre romantique vieillard :-). Bon évidemment on pourrait critiquer le fait que les méchants sont tous mexicains ou asiatiques (en même temps ils représentent la majorité de la population du secteur...) mais finalement la gentille famille du héros ne vaut pas grand chose non plus. Et puis en plus pour une fois qu'on a un héros qui ne pense pas qu'à foncer dans le tas on ne va pas se plaindre.
Attention toutefois à prévoir des mouchoirs pour la fin parce que c'est pas spécialement joyeux.

# Posté le jeudi 16 avril 2009 06:36

Modifié le jeudi 16 avril 2009 08:36

présentation sommaire

présentation sommaire
Certes je ne compte pas raconter ma vie ici. Je vais cependant me présenter succintement au cas où certains d'entre vous ne me connaitraient pas. Je m'appelle Eric mais ceux qui me voient sur KGS me connaissent sous le pseudo "Naheulgo" et ceux qui me voient en cours d'italien m'appellent au choix "Archie" ou "Archounet". La signification profonde de ces surnoms sera dévoilée plus tard si j'en trouve le temps :-).
Sinon j'ai 18 ans j'habite Annecy et j'arrêterai là les informations administratives.

Ma grande passion est le jeu de go comme le montre la photo ci-contre où je porte le T-shirt orange(vous remarquerez au passage que mon adversaire a un groupe mort en bas à droite^^) . Si vous ne savez pas ce que c'est, allez sur le site de la fédération française de go: http://ffg.jeudego.org/ où vous trouverez diverses informations utiles telles que les règles du jeu et l'adresse du club de go d'Annecy où je suis licencié.

Lorsque je ne joue pas au go (et oui tout arrive ^^) j'aime regarder des films, récents ou non, mes préférés étant Le seigneur des Anneaux de Peter Jackson, La guerre des mondes de Steven Spielberg et La vie est belle de Franck Capra (à ne pas confondre avec le film de Roberto Benigni qui n'a rien à voir mais que j'aime beaucoup aussi).

J'aime aussi écouter des musiques de films, surtout celles de John Williams, le génial compositeur des musiques de Star Wars, Indiana Jones et la Liste de Schindler entre autres chefs d'oeuvre.

Je lis également beaucoup, mon livre préféré étant Le seigneur des Anneaux de Tolkien et mon auteur préféré est Terry Pratchett, l'auteur des Annales du Disque Monde, les livres les plus droles que j'ai jamais lu. J'attends aussi avec impatience la sortie du dernier Harry Potter mais je parlerai de tout cela et de bien d'autres choses plus tard.

Au sommaire: (en couleur mes préférés)

en cinéma - Boulevard de la mort , La vie est belle
, la liste de Schindler, il était une fois la révolution, VOL AU DESSUS D'UN NID DE COUCOU , gladiator, Indiana Jones , les sentiers de la gloire, la mouche, le silence des agneaux, les fantomes de Goya, LE SEIGNEUR DES ANNEAUX, planète terreur, la vie est belle, bad taste, 4 mois 3 semaines et 2 jours, Georges Lucas, Ratatouille, Sicko, les amours d'Astrée et de Céladon, L'impasse, la Vengeance dans la peau, Braveheart, STANLEY KUBRICK, le dictateur, l'homme de la rue, assurance sur la mort, Kill Bill, les promesses de l'ombre, 2001 L'ODYSSEE DE L'ESPACE, Orange mécanique, Barry Lyndon, Retour vers le futur, Magdalene sisters, L'extravagant Mr Deeds, La vie des autres, Sweeney Todd, Quand passent les cigognes, Into the Wild, The War, Les faussaires, Soyez sympa rembobinez!, le cinéma muet, Le nouveau protocole, Requiem for a dream, Le hussard sur le toit, Full Metal Jacket, Au feu les pompiers, La vie de Brian, les sept samouraïs, shining, le troisième homme, le bon la brute et le truand, les parapluies de Cherbourg, Princesse Mononoke, Gandhi, Brazil, M le maudit, Terminator, Tirez sur le pianiste, E.T, Amadeus, Mulholland Drive, Docteur Folamour, le château de l'araignée, L'âge d'or, La chambre des officiers, Le corbeau, Sacré Graal, Gran Torino

en littérature: -TERRY PRATCHETT, le joueur d'échecs, Nous les dieux, Harry Potter, LE SEIGNEUR DES ANNEAUX, Misery, le vieil homme et la mer, Les Conquérents, Chagrin d'école, Fondation

en site internet: - le donjon de naheulbeuk, radioblog, le site de Denis Feldmann, chronomath

en sciences (eh oui ;-) : Mathémagique!, une bonne blague, Statistiques méfiez-vous ! , Math on t'aime, le cours de physique de Feynman, une histoire de filles, De l'art de jouer avec des morceaux de billes, rien ne va plus en physique, le monde selon monsanto

en jeux: le stage de go de la fédération, Hikaru no Go, Paris 2009

# Posté le mardi 26 juin 2007 05:44

Modifié le vendredi 17 avril 2009 03:54

Sacré Graal, les Monty Python (1975)

Sacré Graal, les Monty Python (1975)
Comme le disait bien la bande annonce: "Il y eut des films tels les Sept Samouraïs d'Akira Kurosawa (qui déchire grave NDLR ;-) qui ont bouleversé tous ceux qui l'ont vu, Sacré Graal n'est pas de ceux-là. S'il est plus puéril que le Septième sceau d'Ingmar Bergman il vous fera bien rire." Sans dire qu'il dépasse le film de Kurosawa (en même temps on ne peut pas décemment comparer le non-sens d'Outre Manche et le meilleur film de sabre japonais jamais tourné...) il faut bien avouer que l'humour de cette adaptation de la légende du Roi Arthur vaut le détour.
Après un générique où l'on apprend que les élans sont dangereux, on entend le Roi Arthur sur son fier destrier (le choix du verbe a toute son importance ;-) qui parcourt son royaume pour recruter des chevaliers. Après quelques rencontres plus ou moins fructueuses (des paysans anarcho-syndicalistes, de fins ornithologues et botanistes ou encore des Français à l'accent improbables et des chevaliers) une apparition divine aux effets spéciaux ravageurs annonce au roi qu'il doit chercher le Graal. Cette quête leur fera croiser la route de monstres plus dangereux que les plus sournois des rongeurs, de jouvencelles désoeuvrées et de princes charmants en détresse ce qui n'est pas toujours sans risques... Seuls les guerriers les plus courageux et les plus intelligents (si si ça sert pour parler d'hirondelles :-) pourront peut être survivre et voir leurs exploits chantés par les ménestrels, dommage qu'il n'y en ait pas beaucoup parmi les chevaliers de la Table Ronde...
Autant l'avouer tout de suite, l'histoire est très bancale et pas du tout fidèle à la légende (il faut dire que les noix de coco étaient inconnues de Chrétien de Troyes...) au contraire de La Vie de Brian réalisé par la même troupe et qui conte la vie d'un contemporain de Jésus. Cependant l'essentiel est ailleurs, dans l'absurdité des situations (saviez-vous qu'on peut remplacer de fiers destriers par des noix de coco?),dans la manière de la souligner (effets spéciaux volontairement aussi pourris que peu crédibles, musique épique pour des images qui le sont moins), dans la constante inventivité des scènes (comment contourner sa non-connaissance de la vitesse de vol d'une hirondelle non chargée par exemple...) si bien que l'on ne sait jamais ce qui va se produire dans les dix prochaines secondes ou encore dans le détournement de certains codes (tous les chevaliers sont courageux, chastes, intelligents et j'en passe) même si dans ce domaine nul ne dépasse Luis Bunuel et son Age d'or.
En définitive comme un film des Monty Python ne ressemble à rien d'autre à moins que le rien d'autre en question ne soit fait par un Monty Python, voir Sacré Graal c'est l'occasion de découvrir un genre à part.
Et n'oublions pas que c'est grâce aux Monty Pythons que Terry Gilliam s'est fait connaître et que sans Sacré Graal on n'aurait donc jamais vu Brazil...

# Posté le vendredi 10 avril 2009 11:51

Le corbeau, Henri Georges Clouzot (1943)

Le corbeau, Henri Georges Clouzot (1943)
Il paraît que lors de sa sortie, Henri Georges Clouzot a fait encore plus scandale que Bunuel à la sortie de l'Age d'or (ai-je déjà mentionné que ce film déchirait grave avec son documentaire sur les scorpions et son orgie?), c'est dire. En même temps venant d'une histoire de lettres anonymes sortie pendant l'Occupation et ses joyeuses délations on n'en attendait pas moins...
Un médecin de campagne au passé inconnu reçoit des lettres anonymes l'accusant entre autres joyeusetés d'avortements illégaux (je sais c'est un pléonasme :-), les mêmes lettres étant bien évidemment envoyées aux autres notables du village. Le médecin découvre alors que sa clientèle préfère aller voir la concurrence, une infirmière désagréable est accusée et tout le monde finit par soupçonner tout le monde; d'autant plus que le mystérieux corbeau finit par accuser tous les habitants d'actes aussi désagréables que peu fictifs... Aidé par le directeur de l'asile psychiatrique, le médecin va alors mener l'enquête, rencontrer l'amour et dévoiler son passé (comment ça le résumé est simpliste???).
Le corbeau c'est avant tout une joyeuse ambiance faite de médisance, d'hypocrisie, et de suspicion (Béatrice je sens que tu adorerais ;-). Le tout porté par des décors sombres en noir et blanc et des acteurs transcrivant parfaitement l'ambiguïté de leur personnage, leur douleur voire leur désir de vengeance. On finit par se demander comment le film a pu passer la censure de Vichy (en fait la réponse est simple, le film ayant été produit par une entreprise allemande, l'Etat français n'avait pas grand chose à dire...).
Après la guerre Clouzot a été accusé d'avoir sali l'image de la France en Allemagne avec Le Corbeau mais c'est en grande partie de la calomnie, en particulier parce que le film n'est jamais sorti en Allemagne et aussi parce que les lettres de dénonciation n'ont pas été inventées par le scénariste. Il sera interdit de travail quelques temps mais retournera finalement derrière la caméra pour inventer entre autres un nouveau genre: le film de voitures qui vont lentement (en même temps quand on transporte de la nitroglycérine on se méfie :-). Le salaire de la peur recevra d'ailleurs la palme d'or au festival de Cannes en 1953 et donnera lieu à un sujet de DS de physique en MPSI à Nantes sur les suspensions de voiture et la tôle ondulée plus de cinquante ans plus tard. Comme quoi l'héritage de Clouzot reste encore vivace aujourd'hui...

# Posté le dimanche 22 mars 2009 09:28

La chambre des officiers, François Dupeyron (2001)

La chambre des officiers, François Dupeyron (2001)
C'est la fin des vacances depuis quelques temps déjà (enfin pour ceux qui en ont eu bien sûr...), les braves étudiants retournent à leurs espaces vectoriels et à leurs oscillations forcées et donc pour lutter contre la déprime inhérente à ces disciplines il convient de faire des phrases longues et de regarder des films joyeux tels que la chambre des officiers.
L'histoire est assez facile à comprendre, un officier du génie est blessé au début de la guerre par un éclat d'obus qui le laisse défiguré. Il va alors rester de 1914 à 1918 dans la chambre réservée aux officiers d'un hôpital militaire, réapprenant ainsi à parler et à s'accepter tel qu'il est grâce à l'aide de ses camarades d'infortune, d'une infirmière et d'un médecin. Il ne reçoit que peu de visites, n'a pas le droit d'avoir de miroir (et pour cause ;-) et respire plus fort que Dark Vador: bref c'est pas la joie.
Certes il y a plus joyeux pour se détendre (par exemple en regardant / enregistrant Sacré Graal qui passe jeudi soir sur Arte (Cyberaxe si tu as un trou de programmé dans les 6 mois à venir il faut absolument que tu le regarde, en gros c'est un joyeux démontage de la légende du roi Arthur façon humour absurde (c'est marrant tout ce qui passe semble destiné à toi ;-)) mais d'un autre coté on peut aussi se dire qu'il peut y avoir pire que la cinétique chimique dans la vie, ce qui peut remonter le moral. En plus les films de guerre montrant surtout des blessés sont malheureusement assez rares, ce qui est dommage parce qu'il n'y a pas que le champ de bataille dans la vie, et celui-ci n'est ni ennuyeux ni focalisé sur des images de chairs ensanglantées mais plutôt sur les efforts des blessés pour réapprendre à vivre. Le film est ainsi chargé d'émotion sans pour autant tomber dans la facilité (du style "oh mince je suis blessé c'est trop balot je peux plus aller casser du boche" ou "bouh la guerre c'est mal"...).
A voir en complément des Sentiers de la gloire du grand Stanley Kubrick.
Et prévoir des mouchoirs au cas où, ça peut servir.

# Posté le dimanche 08 mars 2009 13:11