Le petit traité invitant à la découverte de l'art subtil du go est divisé en quatre parties, la première fait l'éloge du jeu, de sa beauté et de la classe des gens qui y jouent (comme votre serviteur par exemple :-) tout en précisant que les échec c'est pourri. Suivent un chapitre consacré au règles où l'on découvre le "théorème des deux yeux" (inutile de préciser que deux des trois auteurs sont mathématiciens ;-), un autre consacré aux techniques élémentaires et un dernier chapitre qui regroupe plein d'informations utiles ainsi que quelques tsumegos.
Présenté comme cela on pourrait croire à un traité banal d'initiation comme ont pu l'être les excellents Le jeu de go de Pierre Aroutcheff ainsi que sa suite Perfectionnement au go. Ce serait pourtant une erreur car l'intérêt principal du livre n'est pas la théorie du go (les josekis présentés étaient à la mode au XIX° siècle, un tsumego sur 5 est faux, les explications sont obscures...) mais plutôt tout ce qui l'entoure. C'est ainsi que le Petit traité invitant à la découverte de l'art subtil du go est le seul livre de go présentant à la fois une rubrique bricolage pour fabriquer soi-même son goban, une classification des jeux de mots avec "go" dedans, des commentaires traduits de la revue Go World sans les parties auxquels ils se rapportent (ils faut bien que les Français aient une idée du style d'écriture des commentateurs...) et plein de choses encore. Quel autre jeu de stratégie peut se targuer d'avoir eu une telle présentation ?
Même s'il n'a aujourd'hui plus d'intérêt en tant que livre d'initiation, le Petit traité invitant à la découverte de l'art subtil du go donne une bonne idée de ce qu'était l'Oulipo et restera quoi qu'il arrive dans les mémoires comme le premier livre écrit en français consacré au go, et ce en un temps où la France était "à un niveau inférieur à l'Afghanistan pour le nombre et la qualité des joueurs".




